Les interfaces audio-numériques

Si vous vous demandez quelle est la pièce la plus importante dans un home studio, laissez moi vous présenter l’interface audio numérique -ou carte son.

C’est le cœur de votre studio, c’est par là que passera tout votre signal, et c’est aussi ce qui servira d’interface entre vos oreilles et votre ordinateur (mais pas que).

Je vais commencer par vous parler de ses principales fonctions, à savoir la conversion AD/DA, la pré-amplification, et le routing des sorties (ça à l’air barbare comme ça mais rassurez vous c’est pas si compliqué. Puis je vous présenterais quelques modèles, comme d’habitude pour toutes les utilisations et tous les budgets.

La conversion AD/DA donc. Qu’est-ce que ça veut dire ? Et bien je vais vous le dire. Analogue to Digital/Digital to Analogue, Analogique vers Numérique/Numérique vers Analogique en français. Il s’agit en fait d’un certain nombre de convertisseurs qui transforment votre signal analogique en signal numérique, et vice versa. Mais avant de comprendre pourquoi on a besoin de ces convertisseurs, on va faire un point sur les signaux analogiques et numériques.

Un son produit par un instrument et capté par un micro est une onde qui vibre à une certaine fréquence. Jusque là je ne vous apprends rien. Les vibrations viennent agiter la membrane du micro dans une bobine, ce qui produit un signal électrique qui est analogue au son acoustique de l’instrument, c’est à dire que si on mesure le signal électrique avec l’aide d’un oscilloscope, on retrouvera une courbe qui correspond à l’amplitude et à la fréquence de notre son.

Un signal sinusoïdal que l’on pourrait mesurer en sortie d’un micro si il captait une fréquence pure (100hz par exemple)

 

Le problème, c’est que si on branche ce micro directement dans notre ordinateur pour l’enregistrer, il ne se passera rien parce que l’ordinateur ne comprend pas les signaux analogiques. Il lui faut un signal numérique, un signal binaire à base de 0 et de 1. Et le signal numérique, vous connaissez tous. Vos fichiers mp3 sont numériques, quand vous écoutez de la musique en streaming c’est numérique, et quand vous écoutez les Sondiers en direct le lundi soir, c’est également du numérique.

Notez que si vous enregistrez directement sur des bandes magnétiques, vous restez en analogique et vous n’avez pas besoin de convertisseurs, mais j’imagine que si vous êtes là, c’est pas votre cas.

Là on vient donc de parler de la conversion AD (analogique vers numérique), mais alors pourquoi le faire dans l’autre sens ? Et bien tout simplement parce que vous avez également du son qui sort de votre ordinateur, et que quand vous entendez du son, et bien il est analogique (jusqu’à preuve du contraire, vos tympans vibrent aux même fréquences que le son qui arrive jusqu’à elles, c’est analogique, mais bien avant ça, les membranes de vos hauts parleurs ou de votre casque aussi, j’aurais dû commencer par là non ?). Je vais faire une simplification un peu délicate, mais globalement, du son qui circule dans des câbles de type XLR ou Jack, c’est un signal analogique. Vos enceintes, vos casques, vos micros, tout ça c’est de l’analogique. Mais attention tout de même parce qu’on peut utiliser par exemples un XLR pour transporter un signal numérique (AES par exemples), mais ça c’est une autre histoire.

Un câble XLR et un Jack, utilisés pour transporter un signal analogique, on appelle aussi ces câbles des « modules » parce que le signal transporté « module » de façon analogique.

Vous avez maintenant compris qu’avec cette interface, nous allons pouvoir rentrer du signal dans notre PC, et en sortir pour l’écouter. On va maintenant s’attarder sur ces entrées justement. Il y en a de plusieurs types sur une interface audio numérique. Les entrées MIDI, les entrées numériques (on peut rentrer directement un signal numérique), des pré amplis et des entrées analogiques au niveau ligne. Ces deux derniers sont analogiques. On va surtout parler ici des pré amplis parce que c’est ce qui nous intéresse le plus ici.

Il est nécessaire de pré amplifier le signal d’un micro avant de le traiter justement parce que le signal analogique qui en sort est très faible et il doit être ramené à un niveau correct pour pouvoir le travailler. Un pré ampli se limite souvent à un simple bouton de gain, qui permet d’ajuster le niveau avec lequel on veut que le micro rentre dans notre interface. Il faut le régler de manière à ce que le niveau module suffisamment mais également faire attention à ne pas saturer en rentrant trop de son dans le pré ampli. Je ne vais pas vous expliquer comment régler un pré ampli maintenant, ça fera l’objet d’un autre article, on va revenir aux interfaces pour le moment !

Un pré ampli aura toujours tendance à « colorer » le son de votre micro, c’est à dire à le typer d’une manière ou d’une autre (des graves plus chaleureux, ou au contraire un son plus froid, …). En général, on cherche à avoir les pré amplis les plus neutres, même si certains très chers ont une coloration particulière qui peut être recherchée.

Il peut y avoir plusieurs pré amplis sur une interface, et c’est d’ailleurs une des caractéristiques importante lorsque vous achèterez la votre.

Parlons des sorties maintenant. Il vous en faut plusieurs. Déjà, deux sorties principales. Deux parce que vous travaillerez systématiquement en stéréo, il vous faut donc une sortie gauche et une sortie droite, pour pouvoir brancher deux haut parleurs. Il vous faut également une sortie casque. Vous pouvez également avoir besoin de sorties en plus, mais c’est facultatif. Par exemples, une seconde sortie casque ou d’autres sorties pour des haut parleurs, caissons de basse ou d’autres montages plus compliqués que je ne vais pas aborder ici.

Sur chacune de ces entrées et sorties, vous aurez donc un convertisseur AD ou DA, sauf si on parle d’entrées ou sorties numériques (ADAT, SPDIF, AES, MIDI,…).

Je parle de théorie depuis tout à l’heure et je sens que vous en avez marre, alors voyons voir comment tout ça se présente sur une vraie interface audio numérique. Prenons en exemples la carte son que j’ai sous les yeux actuellement, celle avec laquelle je suis en train d’écouter du Wolfmother pendant que j’écris cet article. Il s’agit d’une Focusrite Scarlett 2i2. Déjà, rien qu’avec le nom, on a quelques informations importantes. Premièrement, « Scarlett » est le nom des pré amplificateurs qui équipent cette gamme d’interface. Si on connaît ces pré amplis, on sait déjà ce qu’on a dedans. Ensuite, le « 2i » nous indique qu’il y a deux entrées (c’est comme ça que Focusrite présente ses interfaces). Le deuxième « 2 » nous donne le nombre de sorties. Voyons la face avant de cette petite carte son :

La face avant d’une Focusrite Scarlett 2i2

On voit donc deux entrées, sur la gauche avec des prises combo (ce sont ces prises sur lesquelles on peut brancher soit un Jack, soit un XLR). Avec chacune leur bouton de gain, entouré de vert ou de rouge (en fait le bouton devient rouge quand l’entrée sature). Il y a également la sortie casque complètement à droite avec un bouton de volume, et un gros bouton de volume qui s’appelle « Monitor » qui contrôle les autres sorties que l’on verra ensuite. On voit également un bouton « 48V« , qui sert à envoyer une alimentation phantome dans les entrées pour alimenter un micro statique (mais ça, vous le savez si vous avez lu mon article d’introduction aux micros !). Passons à l’arrière maintenant :

L’arrière de la 2i2

Là c’est très simple. Nous avons deux Jack, qui correspondent à nos deux sorties principales, nommées « Left » et « Right » où vous branchez vos enceintes, tout simplement. On remarque aussi quelque chose que je n’ai pas mentionné jusque là, la connectivité avec l’ordinateur. Et comme vous pouvez le constatez, il s’agit tout simplement d’un USB, qu’on retrouve sur la plupart des interfaces aujourd’hui, même si certaines gammes sont en Thunderbolt ou PCIe (mais c’est plus rare aujourd’hui).

Maintenant que vous avez les bases, voyons voir comment choisir votre interface. En fait c’est très simple, il faut que vous vous posiez une seule question : Combien de micro est-ce que j’ai besoin d’enregistrer en même temps ? Si vous faites de la guitare et que vous chantez en même temps, la 2i2 que l’on vient de voir convient très bien. Si vous voulez enregistrer votre guitare sur deux pistes et chanter en même temps, il vous faudra une interface avec plus d’entrées. Si vous avez une batterie électronique avec une sortie MIDI et que vous voulez l’utiliser pour contrôler une batterie virtuelle, prenez une carte avec une entrée MIDI. Si vous voulez 16 entrées en même temps… Ça sera compliqué ! Enfin non pas tant que ça, mais à ma connaissance, il n’y a jamais plus de 8 pré amplis sur une seule carte son, mais si il y a en plus une entrée ADAT, vous pouvez brancher un pré ampli externe avec 8 canaux et tout va bien.

Maintenant, si vous le voulez bien, je vais vous présenter quelques modèles qui sont d’actualité pour toutes les utilisations et tous les prix.

Je vais présenter beaucoup d’interfaces Focusrite, tout simplement parce qu’ils font actuellement de très bon produits qui sont je pense, le meilleur rapport qualité/prix du marché, et qu’en plus, si vous enregistrez un de leur produit sur leur site, vous êtes éligibles au « Plug-in Collective », qui vous donne tous les mois soit un plug-in gratuit pour votre DAW, soit une réduction sur certains plug-ins, et c’est très intéressant.

Commençons par la plus petite, la Scarlett Solo :

Focusrite Scarlett Solo

Seulement un pré ampli micro, une entrée niveau ligne pour une guitare électrique ou électro acoustique (ou tout autre instrument niveau ligne), 2 sorties + une sortie casque. Le stricte minimum, pour environ 100€, si vous n’avez pas besoin de plus, c’est le bon choix.

Si vous avez besoin de plus de sorties et si vous avez besoin d’une entrée MIDI, la 2i4 est une bonne option :

Focusrite Scarlett 2i4

La grande sœur de la 2i2, avec deux sorties au format RCA à l’arrière, pour brancher d’autres enceintes en plus des écoutes principales, avec une entrée et une sortie MIDI.

Vous voulez un maximum d’entrées et sorties ? La 18i20 est parfaite pour ça :

Focusrite Scarlett 18i20

Comme vous l’avez sans doute compris, nous avons 18 entrées et 20 sorties, ce qui est vraiment beaucoup. Il y a seulement 8 pré amplis micro, les autres entrées sont en ADAT ou SPDIF. Vous pouvez donc ajouter par exemples un pré ampli Focusrite Scarlett OctoPre pour avoir 8 pré amplis micro en plus (un Behringher ADA8200 fera aussi l’affaire mais avec des pré amplis moins bien. Mais moins cher. Mais moins bien.)

Si vous cherchez des pré amplis un peu plus haut de gamme que les Scarlett, la gamme Clarett de Focusrite est également très bien, voilà la 4pre :

Focusrite CLarett 4pre

Comme son nom l’indique, elle possède 4 préamplis Clarett (ils émulent les pré amplis ISA de la même marque pour les connaisseurs). Elle a également 4 entrées supplémentaires en Jack derrière, une entrée ADAT (donc jusqu’à 8 canaux supplémentaires) + une entrée SPDIF (2 canaux), ainsi que du MIDI. Elle est donc presque aussi complète qu’une 18i20 ! Vous aurez besoin d’une entrée Thunderbolt sur votre ordinateur pour la faire fonctionner.

Si vous en avez marre de Focusrite, je vais vous présenter la Rolls des interfaces, la Universal Audio Apollo 8P :

UAD Apollo 8P

Le prix n’est pas le même mais vous avez là 8 pré ampli très haut de gamme, ainsi que de très bons convertisseurs, avec ça vous êtes sûrs de ne pas faire d’erreurs (a 3000€ il vaut mieux). UAD vous offre quand même beaucoup de plug-ins avec cette interface, assez pour ne plus jamais avoir besoin d’en acheter en fait.

La plupart des interfaces vous fournissent également une licence pour un DAW, en général une version lite, ProTools ou Ableton très souvent. Renseignez vous ça peut valoir le coup si vous n’avez pas de licence !

Ça sera tout pour aujourd’hui, mais avant d’en finir avec cet article, je voudrais faire un petit coucou à l’équipe des Sondiers, qui font un podcast tous les lundi soir et ils parlent de son, beaucoup de home studio, donc allez-y (en plus ils sont un peu plus réguliers que moi). Et non. Je n’ai pas repris l’écriture sur ce blog à cause du harcèlement de Knarf.

La prochaine fois je vous expliquerais pourquoi les casques stéréo n’existent pas.

Les micros en pratique #1

Dans cet article, nous allons voir concrètement comment choisir, et comment utiliser un micro pour un usage particulier. Je vous conseille de lire Tout savoir sur les micros avant de commencer cette lecture si vous n’êtes pas familiers avec les quelques termes techniques et les caractéristiques de base des micros.

Je vais lister différents usages, et pour chacun d’entre eux, sélectionner plusieurs micros et j’expliquerai pourquoi. Mais avant toutes choses, je vais vous présenter quelques micros indispensables qui peuvent tout faire. Ils ne sont pas forcément parfaits partout, mais ce sont de très bons outils à avoir en toutes situations.

Ceux qui l’ont déjà utilisé savent que je veux évidemment parler du Shure SM57.

Shure SM57

Ce micro est avec le SM58 (que l’on va voir juste après), le micro à avoir à tout prix dans son parc. On le trouve vraiment partout. Très souvent sur les caisses claires de batterie, pour reprendre un ampli de guitare, des cuivres, un piano à queue, n’importe quelle percussion et même des voix. Il a l’avantage d’être très solide (vraiment très très solide), et peu cher (environ 100€ neuf). C’est un micro dynamique et cardioïde. Sa courbe de réponse est à peu près flat, sauf dans les aigus, comme vous pouvez le voir juste ici :

Courbe de réponse en fréquences du Shure SM57

 

On ne peux pas parler du SM57 sans parler de son grand frère, le SM58, lui, beaucoup plus utilisé pour le chant, que vous avez déjà vu des centaines de fois entre les mains de plein de chanteurs plus ou moins connus.

Le fameux Shure SM58

Ses caractéristiques sont sensiblement similaires au SM57. Ces deux micros sont équipés d’une cellule appelée Unidyne, créée par Shure, et qui est en fait plus ou moins la première cellule de micro dynamique commercialisée dans les années 50, et qui est toujours autant d’actualité. Il existe des variantes de ces micros, comme pour tous les micros de la gamme SM de chez Shure, qui sont les micros de la gamme Bêta. Vous trouverez donc également des Bêta 57 et 58 dont la courbe de réponse en fréquence est légèrement différente. Il existe aussi des gammes un peu cheap qui sont les PG et PGA.

Passons maintenant aux différentes applications.

Pour commencer, intéressons nous au chant. Partons du principe que vous voulez un micro pour vous enregistrer en home studio. De manière générale -et je précise bien de manière générale parce qu’il ne faut pas croire qu’il existe des règles précises, tout peut être envisageable- vous choisirez un micro statique. Je vous ai parlé du SM58 un peu plus haut qui lui est dynamique, mais il est surtout pratique sur scène. Vous aurez certainement cette image en tête, du micro de studio imposant avec ses accessoires :

Neumann U87

Et c’est un très bon choix, si ce n’est que pour un home studio on va choisir quelque chose d’un peu plus petit que celui là. Vous noterez que ces micros sont sur des grosses suspensions élastiques pour éviter les bruits de choc, ainsi que d’un filtre anti-pop, indispensable pour enregistrer du chant sur un micro statique.

Du moins cher au plus cher, voilà mes recommandations.

Audio-Technica AT2020 :

AT2020

Pour moins de 100€, ce micro est idéal pour commencer dans un home studio même si il lui manque une suspension pour être encore mieux. Il existe d’autres micros dans cette gamme (AT 20xx), mais je n’ai pas pu les essayer donc je ne donnerais pas mon avis sur ceux là.

Si vous avez un peu plus de budget, je vous conseille le Rode NT1A :

NT1A

Celui là est un incontournable. Il est très polyvalent, et il est vendu avec une suspension et un filtre anti-pop, ce qui est assez rare pour être souligné. Il est assez neutre, ce qui vous permet d’en faire un peu ce que vous voulez au mixage.

Si au contraire vous ne voulez pas un son neutre, mais quelque chose de plus brillant, il vous faudra un AKG C214, le petit frère du très grand C414 :

AKG C214

Lui aussi vendu avec une suspension, et une bonnette, qui remplacera un filtre anti-pop. On est déjà sur un autre budget, mais c’est un très bon micro, et comme le Rode, il sera polyvalent et vous permettra d’enregistrer autre chose que de la voix. Avec cette différence de timbre qui fait son charme, encore une fois, surtout si vous cherchez un son brillant. Si à l’inverse vous voulez un son plus chaleureux, tournez vous vers le Neumann TLM102 :

TLM102

Lui, c’est le petit frère du TLM103 lui même basé sur le TLM107. Le timbre des Micros Neumann est un peu à l’opposé des AKG, et le choix se fera surtout par rapport à vos préférences. Celui là à ma préférence, avec le TLM103 (mais c’est pas vraiment le même prix). Mais avant toutes choses, essayez vos micros avant de les acheter !

Tout ces micros sont des statiques à large membranes, et cardioïdes.

Un instrument que la plupart des home studistes ont besoin d’enregistrer est la guitare acoustique. Si vous avez fait votre choix sur un des micros cités précédemment, vous pouvez vous en servir également pour enregistrer ce instrument. Si vous préférez avoir une micro dédié, ou si vous voulez enregistrer une voix en même temps que la guitare, il vous faudra un second micro.

Je vais donc vous présenter 3 modèles de micros statiques à petites membranes.

Le premier est un classique indémodable. Il en existe plein de versions parce que AKG le met à jour régulièrement. La dernière version est la MK4, je veux bien sur parler du AKG C1000s. C’est un peu le SM57 des micros statiques, il est solide et très polyvalent. On le trouve autant sur scène qu’en studio, et notez qu’on peut changer sa directivité pour du supercardioïde.

AKG C1000s MKIV

Le prochain micro dont je vais parler est le Oktava MK12. J’en entends de plus en plus parler et j’ai l’occasion m’en servir régulièrement. C’est un micro Russe qui marche à l’ancienne. La capsule est interchangeable, ce qui permet d’avoir différentes directivités par exemple sans changer tout le micro. On peut aussi visser un pad entre le corps du micro et la capsule pour diminuer le niveau du micro de 10 dB si vous voulez le placer devant une source sonore puissante. Il est vendu seul ou en couple si vous voulez faire des prises stéréo, ça vaut vraiment le coup.

Oktava MK12

Et enfin, on revient encore à la même marque, Neumann fait aussi des micros statiques à petites membranes. Les KM184 sont eux aussi des incontournables. Ils sont présents partout, aussi bien sur scène qu’en studio, souvent sur des batteries ou pour des guitares acoustiques.Ils sont certes plus chers que les AKG ou les Oktava, mais la qualité de ces micros n’est plus à démontrer. Ils sont également vendus seuls ou appairés, et ils marchent encore mieux sur des prises de son stéréo.

Neumann KM184

Parlons maintenant des guitares électriques pour finir ce premier article sur les micros en pratique.

En studio vous avez le choix d’utiliser soit des simulations d’ampli, soit votre ampli que vous reprenez avec un micro comme ceci :

Ampli repiqué

Un des choix quasi-instinctif des ingénieurs du son pour repiquer un ampli, c’est le Shure SM57 dont j’ai parlé au début, et c’est vrai qu’il marche très bien pour ça. Cependant, c’est parfois plus simple de se tourner vers un Sennheiser e609, qui a une courbe de fréquence optimisée pour cette utilisation précisément. En live il est également pratique, parce que grâce à sa forme on peut le laisser suspendu devant l’ampli sans utiliser de pied. Vous l’avez forcément déjà vu, d’ailleurs il est sur la photo d’illustration un peu plus haut.

Sennheiser e609

Un autre choix que j’affectionne particulièrement, c’est un autre micro Sennheiser, que l’on retrouve plus souvent sur des toms basse de batterie ou sur des cuivres, c’est le MD421 :

Sennheiser MD421

Celui-ci est un peu spécifique, et je vous conseille (encore une fois) de l’essayer avant de l’acheter, surtout si c’est uniquement pour cet usage.

Et je vais terminer avec un micro peu connu mais qui je pense mérite sa place ici. J’en ai croisé qu’une seule fois, et pourtant je le trouve très bon. C’est un micro à ruban qui coûte vraiment pas cher, et si vous deviez en choisir un pour votre home studio, je vous conseille celui là. Il s’agit du Superlux R102, qui fera tout ce qu’on peut attendre d’un micro à ruban. Il sera aussi bon devant votre ampli que pour une caisse claire ou des cuivres.

Superlux R102

Et voilà ! C’est tout pour aujourd’hui, la prochaine fois, nous nous intéresseront à un gros morceau : les micros pour batterie. En attendant, faites de la musique !